Meditation
sannyasa poverty/pauvreté

Meditation and the poverty of it is no form of self-rejection. We are not running away from ourselves, nor do we hate ourselves. On the contrary, our search is a search for ourselves and the experience of our own personal and infinite capacity to be loved. The harmony of the real Self that lies beyond all selfishness, beyond all ego-based activity, is so well attested to in the Christian tradition. St Catherine of Genoa put it succinctly: "My me is God. Nor do I know my selfhood save in him." But to arrive at our selfhood - and it is to that invitation we respond when we meditate - or, putting it in the more felicitous and perhaps more accurate language of the East, to realize ourselves - we must pass into the radical experience of personal poverty with an unflinching self-surrender.
And what we surrender, what we die to is, in the thought of Zen, not the self or the mind but rather that image of the self or the mind which we have mistakenly come to identify with who we really are. Now this is not a proposition that we need, in the language of the Cloud of Unknowing, "to expound with imaginative cleverness." But it does indicate that what we are renouncing in prayer is, essentially, unreality. And the pain of the renunciation will be in proportion to the extent that we have committed ourselves to unreality, the extent to which we have taken our illusions to be real.
In prayer we divest ourselves of the illusion of the isolating ego. We do so in a sustained act of Faith by concentrating our entire self away from the idea of ourselves, by concentrating on the real Self, created by God, redeemed by Jesus, a temple of the Holy Spirit.

John Main OSB, "Second Conference," THE GETHSEMANI TALKS, Tucson, AZ,  Medio Media, 1999, pp. 35-37.

La méditation et la pauvreté qu’elle requiert ne sont en rien des formes de rejet de soi. Nous ne fuyons pas ce que nous sommes et nous n’avons pas de haine envers nous-mêmes. Au contraire, dans la méditation, nous sommes sur le chemin de la découverte de notre véritable identité et nous faisons l’expérience de notre capacité infinie d’accueillir l’amour. L’harmonie du véritable Soi, au-delà de tout égoïsme et de tout agir égocentrique, est abondamment attestée dans la tradition chrétienne. Sainte Catherine de Gênes l’a formulé en quelques mots : " Mon moi, c’est Dieu. Et je ne puis connaître mon être personnel, sinon en Lui. " Mais pour atteindre ce moi profond – et c’est à cette invitation que nous répondons quand nous méditons – ou, pour employer l’expression plus heureuse et peut-être plus juste de l’Orient, pour nous réaliser, il faut vivre l’expérience radicale de la pauvreté personnelle dans un abandon ferme et résolu.
Selon la pensée Zen, ce que nous abandonnons, ce à quoi nous mourons, ce n’est pas le moi ou le mental, mais plutôt cette image du moi que nous avons identifiée, à tort, à ce que nous sommes vraiment. Prenons garde, ce n’est pas une affirmation que l’on doit " explorer par la curiosité de l’intelligence ", ainsi que le dit l’auteur du Nuage d’Inconnaissance. Mais elle indique bien que ce à quoi nous renonçons dans la prière, c’est essentiellement à la non-réalité. Et la souffrance du dépouillement sera proportionnelle à l’importance que nous aurons accordée à la non-réalité, proportionnelle à la mesure dans laquelle nous aurons cru à la réalité de nos illusions.
Dans la prière, nous nous dépouillons de l’illusion d’un ego isolé : nous y parvenons par un acte de foi soutenu, en nous décentrant totalement de l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes, pour nous concentrer sur le véritable soi, créé par Dieu, racheté par Jésus et temple du Saint-Esprit.

Extrait de John Main o.s.b., La méditation chrétienne, Conférences de Gethsémani, "Deuxième Conférence", Ed. Méditation chrétienne du Québec, 1997, p. 36

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